iMSA a passé avec succès l’audit de deux services en ligne consacrés aux « Démarches Essentielles ». La « Carte européenne d’assurance maladie » et « Mes coordonnées » affichent désormais une conformité totale au RGAA, le référentiel général d’amélioration de l’accessibilité.
L’audit a été réalisé par la société Access42. Cette démarche s’inscrit dans une feuille de route plus large, avec un objectif prioritaire clair : mettre en conformité dix services en ligne liés aux démarches essentielles.
Une dynamique plus large
Deux autres services présentent eux aussi un niveau de conformité total : « Nouvelle Adresse » et « Consultation des franchises et participations forfaitaires », ces deux services ayant fait l’objet d’une refonte.
Au sein du Studio UX/UI, Benoît Klein, Référent en accessibilité numérique, accompagne cette transformation. Son rôle consiste à la fois à renforcer la conformité des services existants et à diffuser les bonnes pratiques auprès des équipes de développement, notamment à travers des audits internes, qui sont aujourd’hui intégrés au processus de flux de fabrication. Benoît est également en charge des sensibilisations et des formations sur le sujet auprès des équipes de développement.
Une trentaine de Product Manager et Product Owner ont suivi des sessions d’acculturation à l’accessibilité offertes par la direction interministérielle du numérique (DINUM). Enfin, d’autres font le choix de passer des certifications, afin d’asseoir un niveau de compétences solides dans leur cadre professionnel.
« En tant qu’ambassadeur UX/UI, avoir suivi la formation d’auditeur en accessibilité numérique dispensée par Access42 m’a permis de mieux comprendre les exigences du RGAA, d’être plus pertinent dans la sensibilisation aux enjeux de l’accessibilité et de répondre plus efficacement aux questions des équipes de dev. Je souhaite également apporter un soutien à Benoit Klein, notre référent accessibilité. »
déclare Choun Ung, Ambassadeur UX/UI au sein de la Direction RESPIRE*.
Un chantier au long cours
Si le cadre légal existe depuis plus de vingt ans, de très nombreux services publics accusent encore un retard important sur le sujet. IMSA ne fait pas exception à la règle.
Faire de l’accessibilité un réflexe à chaque étape de conception, de développement et de test, c’est faire progresser durablement la qualité des services numériques.
Cette démarche suppose toutefois de développer de nouvelles compétences et d’adopter de nouvelles méthodes de travail. Une transformation progressive qui mobilise l’ensemble des métiers du numérique.
Pour Jérôme Ramier, Directeur adjoint de la Direction du SI RESPIRE* et Porteur de la démarche “Gouvernance” NR2 : « iMSA est pleinement associé avec la CCMSA auprès des pouvoirs publics : les priorités nous sont fixées, nous sollicitons aussi des aides financières qui nous sont octroyées sous conditions, et un suivi régulier nous est demandé. Certes l’Etat nous oblige, mais c’est avant tout un devoir que nous avons vis-à-vis d’une frange de nos utilisateurs à qui nous ne rendons pas un service suffisant. C’est aussi un message que nous rappellent les associations avec qui nous travaillons de plus en plus, en particulier lors de tests en réel avec des personnes en situation de handicap. »
Faire évoluer les pratiques
Pour certaines applications anciennes et complexes, une correction dans l’état n’est pas envisageable. Une refonte complète s’impose souvent pour atteindre un niveau d’accessibilité satisfaisant.
« L’accessibilité doit être un pilier incontournable de notre démarche qualité. Il n’y a pas à transiger. La difficulté réside notamment dans des applications qui ont 10 à 15 ans et qui n’ont pas été conçues pour évoluer. Dans certains cas, leur mise à jour peut s’avérer plus coûteuse qu’une refonte complète. Mais au-delà des budgets, l’enjeu est surtout d’intégrer pleinement l’accessibilité dans tout le cycle de vie d’un projet dès la conception jusqu’à la phase de test en passant par le développement. » précise Benoît Klein.
Ces services ont longtemps été conçus selon une logique d’abord technique, dans laquelle l’accessibilité n’était pas intégrée dès l’origine. Les usages comme les méthodes de conception ont cependant évolué.
Cette évolution permet aujourd’hui de penser des services plus accessibles, plus inclusifs et mieux adaptés à l’ensemble des usagers.
« C’est aussi l’engagement que nous prenons dans le label NR2, au travers de la sensibilisation, de la formation mais surtout dans l’amélioration constante de nos services.
L’apport de Benoît est précieux. La route est encore longue, et il y aura toujours à faire. A nous de le garder à l’esprit lors de tous nos travaux à venir. » ajoute Jérôme Ramier.
